L’Ecole de La Vie: Un voyage au coeur de soi-même – Interview de Julien Peron

par | Fév 7, 2017 | EDUCATION | 0 commentaires

LN – Julien Peron Bonjour! Vous êtes le créateur de Néorizons, Néo-BienEtre et Le Festival Pour l’École de La Vie. En quelques mots, pouvez-vous vous présenter et nous en dire plus?

JP- En quelques mots: oui je vais essayer! Je suis né dans une famille relativement ouverte sur les sujets comme l’écologie, l’alimentation saine, et le développement personnel de manière un petit peu plus large. Cela m’a amené à avoir un regard sur la vie peut-être un peu différent. Aujourd’hui j’ai 38 ans. J’ai été un enfant qu’on étiquetait « différent » à l’école. Parce que j’étais un peu atypique: je faisais des câlins aux arbres… Alors, pour certains, cela paraissait quelque peu curieux! Cela dit, j’ai dû m’adapter et rentrer dans le moule pour apprendre à vivre les choses au mieux. Sinon, c’est un peu compliqué, car on est vite mis à l’écart. Les années ont passé. À l’âge de 12 ans, on a fait partie d’un programme, avec ma classe de CM2 qui consistait à nous apprendre l’anglais pendant 2 ans et à nous faire partir pendant 2 mois aux États-Unis, dans une famille. Et ce voyage a vraiment produit un déclic. J’ai appris beaucoup de choses. Alors, j’étais déjà un peu différent, mais là je suis revenu encore plus différent! (rire) J’avais un regard complètement différent et surtout un regard sur la société très rapide. Comme si j’avais eu un déclic finalement, et que je m’étais aperçue que la société tournait d’une certaine façon. Et je m’apercevais surtout qu’il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond!

Comme je n’avais pas de réponses à l’école, j’ai obtenu des réponses dans les livres. Je me suis plongé dans la lecture assez tôt: autour de l’environnement, la philosophie, les êtres humains, le système bancaire. À cet âge-là, je remettais vraiment en cause tout le système, et j’avais besoin de réponses. Et j’en trouvais beaucoup dans les livres, et des éclaircissements sur ce que j’étais moi, dans la vie. J’étais plus souvent dehors qu’à la maison, et j’ai appris beaucoup de choses en étant à l’extérieur. Toujours à l’âge de 12 ans, mon frère m’a recommandé de faire du Kung Fu. Il a bien fait, car j’en ai fait pendant 14 ans avant de tomber amoureux de cet art martial. Ce qui m’a amené à être champion de France en 1999. Et pendant toute cette période, je me suis intéressé  à mon corps et à mon esprit. Les arts énergétiques m’ont amené sur un chemin que je ne connaissais pas. […] Et cela m’a amené à me connaître davantage et à comprendre beaucoup plus les personnes avec qui j’étais. Je me suis donc intéressé beaucoup à l’Etre Humain. À la synergologie, l’énnéagramme, à la psychologie, à pas mal de choses…. Pour vraiment essayer de comprendre comment fonctionne l’Etre Humain. […]

LN- Justement : qu’est-ce qui a fait déclic ? Comment passe-t-on d’un métier plus conventionnel à dédier sa vie au Bien-Etre, au développement personnel, aux médecines douces ou encore à l’éducation alternative ? Quels ont été les gros déclics dans votre vie qui vous ont permis de vous dire : j’ai envie de dédier ma vie à ça et de passer le pas ?

JP-  C’est vraiment le parcours de ma vie. Comme j’ai eu un recul assez tôt –vers l’âge de 12 ans- sur notre société, on peut considérer que dès l’âge de 12 ans, j’étais déjà dans une dynamique de développement personnel. Avec le Fung Fu, avec les voyages, avec le regard bienveillant de mes parents -qui m’ont laissé faire et découvrir par moi-même- donc, en vivant des expériences. Du coup, j’ai baigné là-dedans depuis que je suis tout petit. Et comme notre société est quand même ultra conditionnée… Bien sûr, on a notre propre conditionnement en France. Vous allez aux États-Unis, ils ont leur propre conditionnement, parce que c’est totalement culturel. Quand je me suis mis à travailler, je me suis vite aperçu -à l’image de ce que j’avais vécu à l’école- que c’était relativement pareil! Qu’il y avait un système hiérarchique, qu’on nous mettait clairement dans une case, et que dès que vous sortiez un peu du lot, ça commençait à être compliqué, avec votre Patron par exemple. Il faut bien garder ses lignes et faire ce que l’on vous dit, et surtout ne pas faire plus. En tout cas à l’époque, c’était un peu comme ça. Et donc, je n’étais pas vraiment en accord avec les méthodes de management des patrons, ce qui était le cas dans quasiment 90% des entreprises, parce que, en France on a un système de management qui est totalement « Has Been » ! Heureusement, cela change depuis une dizaine d’années, mais c’est vrai qu’il y a encore beaucoup de choses à faire. Alors, du coup, je voyais que j’étais déjà très productif pour la société pour laquelle je travaillais, même plus que productif… mais comme je n’étais pas en accord avec les méthodes de management, on va dire avec la société d’une manière un peu plus globale… Ce n’est pas que j’avais un esprit rebelle : c’est juste que je me disais qu’il y a tellement de bonnes choses à faire pour notre société, qu’il y a tellement à apporter pour le bien commun, qu’il est dommage de rester dans cet emploi qui finalement n’apporte pas de sens! Il est certes bénéfique pour l’entreprise pour laquelle je travaille, mais au bout de quelques années cela ne m’apportait plus grand-chose. J’avais fait le tour du métier et je voulais absolument mettre à contribution mes talents pour le bien commun.

Donc, ça a été évident de créer Néorizons et par la suite Néo-BienEtre parce que je voyage depuis l’âge de 12 ans, parce que je baigne dans le développement personnel et les médecines alternatives depuis tout petit… A cette époque-là, c’était déjà très compliqué de parler de bien-être. Quand on parlait de bien-être, c’était limite « mouvement sectaire » ! Je me suis donc dit : « Il faut parler du bien-être et du développement personnel de la bonne façon » – et surtout pas comme l’on en parlait à l’époque – et j’ai décelé mon excellence (mais on a chacun une excellence : peut-être que vous, votre excellence, c’est d’être thérapeute et journaliste ?) : moi mon excellence, c’est d’être bon en communication, en marketing, et de mettre à contribution ce talent pour le bien commun. Donc, c’est parti de là.

LN- Est-ce que cette transition elle a été une évidence pour vous, ou vous diriez plutôt qu’elle a été difficile ?

C’était une évidence ! Mais ce n’est pas parce que c’est évident que c’est facile. Parce qu’une fois de plus, il y a encore ce conditionnement : si vous faîtes un petit sondage autour de vous, en France, de tous les entrepreneurs qui ont lancé leurs activités,  vous pouvez être sûr qu’il y en a au moins 70% qui va vous expliquer que l’entourage n’était pas pour et que l’entourage le plus proche était encore moins pour. Parce que l’on est tous conditionné à dire : « C’est compliqué !/ Tu as vu le Chômage/ Est-ce que tu es sûr de toi ? ». Il y a tellement de remises en question des personnes qui vous entourent que, ne serait-ce que cela, ça ne vous pousse pas du tout à lancer une entreprise.

On est plus enclin à suivre comme des moutons, et à se dire : « Je vais rester au chaud dans mon ancien prisme, même si ça ne me plaît pas ! » Au moins, je suis certain d’avoir mon salaire qui tombe tous les mois. Et encore plus si vous avez des enfants, une famille à nourrir. Et bien il vaut mieux privilégier la sécurité que prendre ce risque de se lancer dans la création d’une activité. C’est tout le contraire qu’il faudrait faire ! Il faudrait vraiment encourager les gens ! Si à un moment donné, dans votre parcours de vie, vous découvrez que ce qui vous fait vibrer, c’est « ça » et pas autre chose, c’est évident qu’il faut se lancer dans ce process-là et ne pas continuer à faire  un job pour des raisons alimentaires. Parce que c’est dans votre excellence que vous allez contribuer à apporter quelque chose de positif autour de vous. Et ça va surtout être très bénéfique pour votre propre bien-être, votre propre développement personnel. Si l’on réfléchit bien : on est quand même minimum 8h par jour dans le monde du travail, c’est-à-dire, beaucoup plus au travail qu’avec sa famille ou avec ses amis. Pour moi c’est tellement évident d’être dans quelque chose qui nous fait vibrer plus qu’être attiré par l’argent ! Parce que c’est là que l’on passe le plus de temps dans notre vie.

 

« Si à un moment donné, dans votre parcours de vie, vous découvrez que ce qui vous fait vibrer, c’est « ça » et pas autre chose, c’est évident qu’il faut se lancer dans ce process-là et ne pas continuer à faire  un job pour des raisons alimentaires. Parce que c’est dans votre excellence que vous allez contribuer à apporter quelque chose de positif autour de vous. »

LN- On peut dire que c’est la raison pour laquelle vous avez osé prendre ce risque ? Se lever pour quelque chose qui a du sens ?

JP- Cela en fait partie. Je ne sais pas si c’est le point le plus important. C’est un des déclencheurs.

Si je devais hiérarchiser, le plus important, ça a été de me dire : « Il faut réveiller les gens » ! Il faut leur apporter un regard différent. Pour moi, le meilleur moyen à l’époque –je crois encore maintenant – c’est le voyage. Partir de notre frontière et être confronté à une autre culture, sous condition de partir seul. C’est mon point de vue : parce que quand vous partez seul, vous êtes en connexion en permanence avec vous, avec votre environnement, avec les autres… Et donc, à mon sens, c’est le meilleur outil de développement personnel. On a commencé à créer Néorizons, parce que pour moi, c’était vraiment le meilleur outil en développement personnel. C’est vraiment dans cette idée de dire : « Portez un regard différent, sur ce qu’on essaie de nous imposer à travers les médias, et à travers la politique ou … à travers notre conditionnement, même à partir de l’école finalement. » Et essayez de réfléchir par vous-même, en tout cas, d’actionner une vanne : au mois de se dire « Pourquoi pas ? ». Après, une fois que la graine est semée, cela met le temps que cela met…

LN- Est-ce que c’est parce que vous avez pu expérimenter vous-même ce changement profond à l’intérieur de vous, quand vous avez voyagé que vous avez voulu l’apporter à un moment donné à d’autres pour qu’ils puissent expérimenter à leur tour, ce changement-là ?

JP- Oui, oui. C’est évident.

Après, je ne sais pas si c’est un changement profond. Ce qui est sûr, c’est que pour une personne qui pourrait nous écouter et qui se poserait la question « Cela fait un petit moment que cela me trotte dans ma tête de partir seul -par exemple, en Inde- mais je n’arrive pas à franchir le pas »,  moi je lui dirai : « Mais vas-y, fonce ! ». Fonce, parce qu’il y a tout à gagner ! Que vous soyez une fille ou un garçon d’ailleurs. Parce qu’il y a aussi tout un conditionnement autour de la fille : il ne faut surtout pas qu’elle parte seule, c’est trop dangereux… Moi quand je voyage seul, je rencontre autant de filles que de garçons qui voyagent seuls. Donc, c’est toujours cette histoire de premier pas. Ce qui est le plus compliqué finalement, c’est le premier pas. Mais, on en ressort grandi. Et généralement, une fois que vous avez franchi le premier pas, que vous avez voyagé une fois comme ça, vous avez vraiment envie de continuer après par la suite.

Parce qu’il se passe tellement de choses au final ! On n’est vraiment pas seul. On rencontre un paquet de gens. Et à titre personnel, il y a énormément de choses qui se passent. On apprend vraiment à se connaître.

« […] Pour une personne qui pourrait nous écouter et qui se poserait la question « Cela fait un petit moment que cela me trotte dans ma tête de partir seul -par exemple, en Inde- mais je n’arrive pas à franchir le pas »,  moi je lui dirai : « Mais vas-y, fonce ! ». Fonce, parce qu’il y a tout à gagner ! […]Ce qui est le plus compliqué finalement, c’est le premier pas. Mais, on en ressort grandi. Et généralement, une fois que vous avez franchi le premier pas, que vous avez voyagé une fois comme ça, vous avez vraiment envie de continuer après par la suite. »

LN- Vous allez proposer en septembre la troisième édition du Festival pour l’École de La Vie à Montpellier : pouvez-vous nous dire d’où est partie cette idée au départ ?

C’est parti il y a 3 ans : on organise des « séjours vélo, yoga et méditation » depuis 3 ans. […] Bon, ce n’était pas vraiment dans ce cadre, mais par contre, on est parti en vélo, et l’on a longé toute la côte de Nantes jusqu’à Biarritz pour un documentaire que je réalise depuis 3 ans qui s’appelle « C’est quoi le Bonheur pour vous ? ». Et l’on a interviewé quasiment 200 personnes sur notre trajet. J’avais donc proposé à des internautes de venir avec moi, armés d’une caméra, et de m’aider à interviewer des personnes sur notre trajet en leur posant cette belle question : « C’est quoi le bonheur pour vous ? » Il est ressorti de ce voyage que ça a été une vraie transformation humaine pour toutes les personnes qui ont participé. Évidemment de manière positive ! Et je ne m’attendais absolument pas à cela. Cela a été une vraie découverte. Donc, pour la suite, sortie de ça, je me suis dit : « Il ne faut pas que cela bénéficie qu’à 10 personnes – parce que les transformations étaient tellement belles !- il faut trouver une idée pour préserver cela. » Et puis, moi, j’avais eu un vrai coup de cœur à me déplacer à vélo. C’était vraiment super sympa ! J’ai donc fait un lien entre le yoga et la méditation, parce que je pratique le yoga et la méditation. Et je me suis dit : « On va faire du vélo, du yoga et de la méditation » ! Du coup, on a lancé ces séjours.

Julien Peron explique comment l’idée du Festival de L’Ecole de La Vie a germé:

LN- Qu’est-ce qui a fait qu’au moment où vous avez ressenti l’appel de créer ce festival, vous avez foncé ? Qu’est-ce qui a fait qu’à un moment vous avez suivi votre intuition (ou votre inspiration intérieure) pour réaliser cela au lieu de vous dire que c’était une idée parmi d’autres ?

JP- Comme j’ai commencé assez tôt à m’intéresser à moi, je me suis vite aperçu de ce qu’était l’intuition. Et je crois que je suis mon intuition depuis que je suis tout petit. Alors, après, on peut très bien suivre son intuition et ne pas passer à l’action… Je pense que l’une de mes forces, c’est de passer à l’action assez rapidement. Un peu à l’image des États-Unis ou du Canada, qui sont plus dans l’action que dans la réflexion. Nous en France, on est beaucoup dans la réflexion : on est très bon pour faire des « brainstormings », pour refaire le monde, pour faire des réunions… Là-dessus, on est assez bon, et je pense qu’il y a une partie productive là-dedans, mais moi j’appelle cela des « réunionites aigües » ! On fait trop de réunions. On ne passe pas à l’action. Et c’est vrai que l’une des clefs de la réussite pour tout entrepreneur, c’est de passer de l’idée à l’action, rapidement. Et de ne pas faire perdurer les choses.

Quand je dis « on passe à l’action », j’englobe en fait tous ces entrepreneurs qui ont des réussites dans leurs entreprises. Une des clefs c’est vraiment ça : c’est passer de l’idée à l’action très rapidement parce que l’on part du principe que tout est possible ! Il n’y a pas de limites. Les seules limites qui existent sont vraiment celles que l’on se donne. On part donc du postulat que tout est possible !

À partir de là, si tout est possible, let’s go !

« Quand je dis ‟on passe à l’action”, j’englobe en fait tous ces entrepreneurs qui ont des réussites dans leurs entreprises. Une des clefs c’est vraiment ça : c’est passer de l’idée à l’action très rapidement parce que l’on part du principe que tout est possible ! Il n’y a pas de limites. Les seules limites qui existent sont vraiment celles que l’on se donne. »

LN- Et à priori ça marche, vu que vous allez encore beaucoup plus loin en oeuvrant pour la création d’une école qui regrouperait plusieurs pédagogies alternatives : est-ce que vous pourriez nous en dire plus à ce sujet ?

JP- C’est une école qui regroupe plusieurs courants, parce que je pense qu’il y a du bon dans tous les courants. Donc, on ne prêche pas pour « Montessouri », « Steiner », « Freinet », ou d’autres. Il y a vraiment du bon à prendre dans tout. Je remercie ces courants, parce que ça fait quand même 30 ou 40 ans qu’ils existent. Cela a contribué à faire en sorte qu’il y ait aujourd’hui quasiment plus de 600 écoles alternatives maintenant en France. Ceci dit, l’intuition que j’ai, c’est qu’ils n’ont pas évolué. Ils sont restés dans leurs schémas, et ils n’ont pas évolué avec l’évolution de l’être humain basique. Tout comme l’éducation traditionnelle finalement : elle n’a pas sût évoluer jusqu’à aujourd’hui. Dans le sens où l’être humain est complètement différent de ce qu’il était il y a 30 ou 40 ans, ne serait-ce que physiologiquement parlant. On n’utilise pas les mêmes parties de notre cerveau, on ne réfléchit pas du tout de la même façon …. Et donc l’idée c’est de regrouper tous ces courants, mais de faire en sorte qu’ils soient dans la vie.

C’est-à-dire que l’école soit en pleine nature, pour que l’on soit sur un terrain où l’on puisse faire de la permaculture. La permaculture, c’est l’agriculture de nos anciens grands-parents, ou de nos grands-parents. Une agriculture qui a du bon sens, où l’on s’inspire de ce que fait la nature […] Il y a toute une étude de l’écosystème dans lequel on se trouve avant de pouvoir faire quoi que ce soit, et pouvoir poser des radis ou des tomates, par exemple. C’est voir comment on peut se positionner pour que les radis et les tomates puissent entre eux s’épanouir pleinement. Donc, comme on se dit que la nature est très maligne, en l’observant, on va faire comme elle ! Et effectivement, elle est beaucoup plus maligne que nous : on voit que chaque végétal participe au bien-être de chacun. Chacun s’aide. L’idée c’est de s’inspirer de cela et de faire en sorte que les enfants puissent découvrir comment pousse une carotte ou une tomate en mettant les mains dans la terre. [Apprendre aussi à] les récolter. Parce que c’est quand même assez dingue de se dire qu’il y a encore une bonne partie des enfants, à l’heure d’aujourd’hui, qui pensent que les œufs viennent du supermarché. Donc, il faut remettre les choses dans leur contexte, leur rappeler d’où viennent les choses et qu’ils puissent mettre les mains dedans quoi ! Ce retour à la nature me paraît très important. Évidemment en présence d’animaux. Et l’on souhaite quelque chose pas loin d’une forêt, de la mer et de la montagne pour qu’ils puissent aussi découvrir cet écosystème. Qu’ils puissent établir une reconnexion avec la nature.

Dans un schéma de non-éducation : c’est-à-dire que l’on se rapproche de ce qu’on appelle, à l’heure d’aujourd’hui, des « écoles démocratiques », où l’on est vraiment dans une idée de non- éducation. On accompagne l’enfant : c’est-à-dire qu’on est là pour l’accompagner et le guider, mais surtout pas pour lui imposer quoi que ce soit. Parce qu’on est suffisamment intelligent, enfant, pour savoir ce que l’on veut, et à partir du moment où on a envie d’apprendre quelque chose, on est 15 fois plus performant que si l’on nous force à nous assoir sur une chaise pour écouter quelqu’un.

LN- Donc, on sort complètement du cadre de l’éducation traditionnelle. Et si j’entends bien dans votre propos, c’est vraiment une école de la vie parce qu’on étend l’éducation à beaucoup d’autres sujets et thématiques. On pourrait presque dire que l’on apprend la vie dans cette école-là !

JP- Oui. C’est pour cela que les courants « Montessouri », « Steiner », « Freinet » et autres sont très importants, vu qu’ils mettent en place des ̏ process̋ vraiment hyper intéressants. Si on prend ne serait-ce que les maths par exemple, on peut très bien apprendre les maths dans la vie. C’est-à-dire, en allant cueillir des pommes de terre, ou en se disant que l’on va monter un projet comme la construction d’une maison pour les insectes. Pour cela, ça nécessite d’avoir des connaissances en mathématiques. Et là, ça vaut le coup de les appliquer quoi. On est plus performant dans l’éducation dans ce sens-là, plutôt que d’écouter un professeur pendant 2h.

J’ai demandé à Julien Peron ce que sa nouvelle école pourrait proposer pour aller plus loin que les pédagogies déjà existantes telles que « Montessouri », « Steiner » ou encore « Freinet » par exemple. Julien Peron défend avec intérêt l’inclusion de nouveaux courants issus du monde du Bien-Etre au sein de l’éducation des enfants. Trouvant son propos intéressant, j’ai préféré inséré directement sa parole sur cette question.

LN- On va rappeler les dates de votre prochain festival pour l’École de la Vie.

JP- C’est du 22 au 24 septembre à Montpellier, au Château de Flaugergues. C’est à 5 minutes d’Odysseum pour ceux qui connaissent Montpellier. On peut s’y rendre en voiture parce qu’il y a un parking sur place, on peut s’y rendre en avion parce que l’on a un aéroport à Montpellier… En train également : depuis la gare de Montpellier, il y a un tram qui vous amène directement à Odysseum. C’est vraiment ultra accessible. Et cette année, on attend plus de 12 000 personnes sur les 3 jours !

Un mot de la fin, Julien Peron? 🙂

LE MOT DE LA FIN DE JULIEN PERON

Propos recueillis par Aurore Monard – Toutes les photos de cet article proviennent des albums du 2eme Festival pour l’Ecole de La Vie (https://www.facebook.com/festivalecoledelavie/photos/) et ont été utilisées avec l’accord de Julien Peron.

Retrouvez l’interview intégrale de Julien Peron en version audio sur notre chaîne Youtube en cliquant ici: