« La solution aux soucis que nous rencontrons est au niveau individuel, par l’éveil des consciences. »

Anthony Chêne


Anthony Chêne est, avec Xavier Faye, l’un des créateurs de Tistrya. Créée il y a maintenant 5 ans, cette chaîne Youtube propose des documentaires qualitatifs sur des sujets portant sur la spiritualité et le développement personnel.

Les interviews qu’ils produisent, permettent aux spectateurs d’élargir leurs horizons, et amènent à réfléchir sur des thématiques peu traitées en France. Leurs investigations les poussent à aborder ces sujets avec beaucoup de rigueur et de sérieux, et à faire passer un message profond, grâce notamment au soin porté à l’image.

Anthony Chêne a bien voulu se prêter au jeu des questions pour lalter-native.fr : il nous livre ici la genèse de ce projet et nous explique comment cette vocation se mêle à son propre chemin personnel.

Merci pour cette interview !

 

Vous avez créé Tistrya avec Xavier Faye il y a quelques années, qui propose des documentaires sur la spiritualité et le développement personnel. Comment est née cette idée ?

L’idée de Tistrya, ce n’était pas de faire une chaîne Youtube à la base. C’était de faire un sujet sur les expériences de mort imminente. Avec Jean Jacques Charbonnier, le médecin anesthésiste réanimateur et des gens qui avaient vécu des expériences de ce type. J’étais tombé sur ces sujets et cela remettait en cause plein de choses : sur la mort, la conscience, le cerveau. Je voulais faire un sujet sur le cerveau. Les personnes montrent que même avec une mort clinique ou dans un coma profond, on arrive à être trois pièces plus loin, voir ce qu’il se passe… C’est le sujet qui s’est appelé Au-delà de notre vue.

J’en ai fait un autre ensuite avec Serge Nazare. C’est là que j’ai rencontré Xavier qui lui aussi lisait énormément de livres là-dessus. Et on s’est mis à faire des interviews. En un an et demi, la chaîne s’est structurée. Cela a vraiment démarré il y a trois ans à peu près : il y a eu beaucoup d’interviews sur des sujets plus importants aussi. Ensuite, l’audience a vraiment progressé.

Xavier Faye


Comment commence-t-on à s’intéresser à ce genre de sujet et à en faire un documentaire au départ?

J’ai fait une école de gestion. Economie- Finance. Je lisais beaucoup de livres économiques. Et je me suis formé à côté à faire des courts-métrages, des vidéos amateurs, des clips de groupes de musique, de plein de choses diverses et variées parce que j’adorai l’image. Je filmais et je testais mon montage. Je faisais des choses en amateur, et c’est comme cela que je me suis formé sur le tas. Après, est venu le son aussi.  Cela a ensuite continué avec Tistrya : si on regarde les toutes premières vidéos et que l’on regarde la dernière par exemple, on voit une progression à chaque fois, au niveau technique.


Qu’est-ce qui vous a poussé à aller de plus en plus vers des thèmes profonds et qui touchent à la spiritualité ?

Je ne sais pas vraiment pourquoi ces sujets m’ont intéressé. Car d’autres sujets m’interpellent également. L’économie et la finance m’ont beaucoup attiré par exemple. Cela m’intéresse encore, même si je trouve que c’est très redondant et que l’on a vite fait le tour des sujets. C’est un peu toujours la même chose, finalement. Alors que ces sujets-là, c’est l’inverse : ce sont des thèmes qui paraissent beaucoup plus « bizarres », mais plus on s’y intéresse (si on a une honnêteté intellectuelle), plus on se rend compte qu’en fait cela débouche sur plein de choses. Et que tout se recoupe. Le système que j’ai commencé à découvrir est cohérent. C’est ce que nous essayons de montrer dans nos vidéos : il y a différentes écoles, mais dans le fond cela se tient. C’est extrêmement logique et simple. Je trouve un peu étrange que l’on continue à dire qu’il n’y a aucune preuve de vie après la mort, etc… Non ! C’est juste ce que l’on appelle une dissonance cognitive comme le mentionne Jean Jacques Charbonnier : on n’a pas envie que cela soit réel. Mais ça l’est ! Si des psychiatres, des médecins ont passé des dizaines d’années, à écrire des livres, faire des conférences, des colloques aux Etats-Unis, en Suisse, en Angleterre … On ne peut pas tout balayer d’un revers de la main. Moi, cela me passionne ! J’ai toujours été quelqu’un de très curieux. J’ai envie de comprendre les choses en profondeur. C’est comme cela que j’ai toujours abordé les sujets, et c’est encore le cas aujourd’hui.



Est-ce que vous essayez dans vos documentaires de montrer qu’il y a une logique dans les sujets spirituels, même si elle peut paraître moins palpable ?

Oui. Il faut beaucoup d’humilité pour traiter ces sujets. Parce qu’il y a une logique, mais elle n’est pas palpable, pas matérielle. Ce ne sont pas des expériences reproductibles comme en science. Ce n’est pas observable physiquement. C’est très compliqué, parce que par définition, c’est au-delà de la 3D, de nos cinq sens. Or, on n’étudie pas la 3D. Donc, ce n’est pas simple, mais ça ne veut pas dire que cela n’existe pas. Il faut donc beaucoup d’humilité pour ne pas tomber dans des propos de gourous. Nous n’avons pas la vérité ultime. Il ne faut pas penser que l’on sait tout non plus, et que les autres n’ont rien compris. Ce qui arrive souvent dans ce milieu, tout comme dans d’autres d’ailleurs. On retrouve parfois cette même façon de penser dans d’autres milieux, par exemple dans le domaine économique pour ne citer que celui-ci.

Comment passe-t-on du milieu économique qui peut paraître plus concret, au milieu spirituel ? Comment fait-on ce bon- là ?

La grosse transition où j’ai « switché » de l’un à l’autre s’est faite en un an, un an et demi. Je l’ai vraiment vécu comme si dans l’économie politique, j’étudiais l’ancien monde. C’est-à-dire que je montrais un monde qui se meurt : comme si l’énergie disponible pour cet ancien monde était petit à petit en train de se réduire. J’étudiais un monde qui était en train de s’éteindre. Avec Tistrya, j’ai eu l’impression d’étudier des jeunes pousses. C’est-à-dire qu’à côté de cette ancienne énergie qui est en train de s’éteindre d’années en années, autre chose à côté est en train de naître. Je l’ai vécu comme cela. Y compris dans ma propre vie parce que les sujets en économie politique devenaient beaucoup plus déprimants que ces sujets-là. Car dans ce domaine, on montre constamment que le système va s’écrouler.



Vous avez l’air de dire que vous avez étudié un ancien monde et que la nouvelle ère dans laquelle on entre serait plus spirituelle. Est-ce qu’on peut le dire comme cela ?

Oui. Je pense que les soucis que l’on rencontre au niveau de nos sociétés modernes, au niveau collectif (les blocages au niveau politique, économique et social), on les voit. C’est une époque un peu étrange où nous avons l’impression d’être dans des impasses de partout. Et je pense que la solution à ces soucis -qui sont réels au niveau collectif-, est au niveau individuel par l’éveil de la conscience. Et c’est très concret. Ce n’est pas juste être « spirituel dans son coin ». Tous les schémas de société se réinventent. Mais cela passe d’abord par le niveau individuel : passer par l’ère de l’individu créateur. Chacun va créer quelque chose individuellement, puis se mettre en réseau. Le changement ne se fera pas par la politique. Il va, selon moi, se produire comme cela. Il faut que chaque personne soit un pôle émetteur de création. C’est cela l’avenir. Il faut que chacun fasse « son truc » du mieux qu’il peut avec sa sensibilité et le diffuse. Il y a vraiment de la place pour tout le monde. Il n’y a pas une notion de concurrence.  Je dis cela, car il y a souvent beaucoup de jalousie. Mais en réalité, nous sommes tous complémentaires.

Est-ce que pour vous ce changement est déjà en marche ?

Oui. On peut le voir par rapport aux audiences qui ont été assez fortes pour ce type de vidéo. Cela montre qu’il y a des gens qui s’y intéressent. Au départ, c’était des sujets un peu spécifiques : nous nous demandions qui allaient regarder cela. Alors qu’en réalité, beaucoup de gens visionnent ces vidéos. La plupart du temps ce sont des gens du quotidien : hommes, femmes, jeunes, plus vieux, riches, plus modestes… Ce sont des profils très différents. Certains veulent changer de vie, d’autres veulent voir leur vie différemment… Mais ce n’est pas quelque chose qui se fait en cinq minutes. Il n’y a pas une ascension planétaire qui arrivera demain matin. Cela se fait petit à petit au niveau individuel. On fait ce que l’on a à faire, chacun, de notre côté.  



Comment vous expliquez qu’il y ait encore des résistances face à ce genre de sujet ? Est-ce que pour vous il y en a beaucoup ?

Non. Il n’y en a pas beaucoup. En France, c’est l’un des pays où publiquement on en parle le moins, même dans les médias traditionnels. Je pense que la plupart des gens sont sensibles à cela, mais on ne leur en parle jamais. Déjà quand on leur en parle, il faut que cela soit des gens sincères et honnêtes qui leur en parlent. Parce qu’on trouve de tout, comme partout d’ailleurs. Et ensuite, il faut tomber dessus. Donc, cela ne se fait pas comme cela. Les gens font leur vie, ils ne savent pas forcément que ce type de sujet existe. Tout comme moi. Je ne le savais pas avant. Mais sinon, les sujets sont plausibles. Il n’y a pas de séparation en réalité entre ces sujets et les sujets de la vie courante. Pour moi, ça me paraît être assez démystifié comme sujet. Le problème, c’est que ces sujets sont souvent mystifiés.

Comment vous expliquez le fait que notamment à la télévision, il n’y ait pas une plus grande place accordée à ce type de sujet ?

Il y a des raisons un peu historiques. En France, avec la révolution Française. De manière générale, en Europe. On a coupé un lien publiquement avec tout ce qui est Dieu, et ce genre de chose. Donc, on peut parler de Dieu. On peut parler de Conscience. Mais on peut seulement en parler sous un angle historique ou sociologique. On ne prend pas le sujet au sérieux, à la première personne. Je ne sais pas pourquoi mais, cela ne se fait pas. Cela se fait un peu plus dans les milieux anglo-saxons. C’est un peu plus ouvert : ils étudient vraiment le sujet. Néanmoins, j’ai l’impression que depuis 2014 à peu près, le rapport de force s’est inversé. Jusque-là, on était sur la défensive quand on parlait de ces thèmes-là. On avait peur. Et d’un coup, cela a changé. Bien sûr, il y a toujours des gens qui n’ont pas envie d’écouter, mais ce n’est pas grave, car cela avance. Il n’y a plus à avoir peur de tout cela. A mon avis, d’un côté, il y a un phénomène de mode pour ces sujets, mais il y a aussi un phénomène plus profond qui ne s’arrêtera pas. Il y a une tendance. On a l’impression que cela prend plus de temps que ce que l’on pensait, mais en même temps, cela s’imprègne beaucoup plus profondément. Et ça va changer beaucoup de choses.



Pour en revenir à Tistrya, comment choisissez-vous les sujets traités dans vos documentaires ?

Il y a tellement d’intervenants et de personnes qui peuvent être intéressants que la question ne se pose quasiment jamais. Il y a toujours un flux de sujets qui arrive. Le plus difficile reste de choisir. Car nous n’arrivons pas à faire 5% de ce que nous pourrions faire. On pourrait faire beaucoup plus de sujets. Il y a énormément de choses à traiter ! Il y a des sujets plus pointus sur l’Atlantide par exemple, les civilisations disparus, etc… Et il y a des sujets grands publics, sur le développement personnel : coaching, gestion des émotions, de l’intuition, par exemple, qui marchent davantage en général. On essaie de traiter un large spectre de thèmes.

On voit dans vos documentaires qu’il y a un soin apporté à la mise en image. Est-ce que vous pensez que quand on aborde des sujets profonds comme la spiritualité, l’image participe à l’impact que le sujet aura, ou apporte quelque chose de plus ?

Oui, je pense. Mais, c’est surtout que je fonctionne comme cela. Donc, je ne sais pas si dans l’absolu cela est absolument nécessaire. Comme j’essaie de faire des sujets, pour moi le fond -c’est-à-dire ce que dit l’intervenant- a autant d’importance que la forme. Il y a autant d’informations dans l’un que dans l’autre. Cela est fait de manière à ce que cela soit fluide : il ne faut pas se rendre compte du travail qu’il y a derrière. Si je prends la dernière interview que l’on a faite –l’interview avec Bernard Werber-, et la livre comme cela, l’impact ne sera pas du tout le même. Pourtant, il a dit la même chose. Il faut que l’impact de la vidéo soit le plus fort possible : c’est-à-dire qu’il touche le cœur de celui qui regarde. Pour moi, c’est important.


Votre but est donc de faire entendre un message, profondément ?

Oui. A travers des réalisations de plus en plus professionnelles, de mieux en mieux construites. Le but n’est pas forcément d’en faire le plus possible, mais de réaliser des sujets élaborés, puissants. Concernant les questions posées, que ce soit Xavier ou moi, ce sont des questions que l’on se poserait nous-même. Au tournage, c’est un peu comme une conversation. Il y a beaucoup de questions et de réponses. Parfois aussi, c’est une discussion que l’on a avec l’intervenant qui amène à une digression. La digression va alors devenir une réponse. Puis, avec le montage, nous faisons une introduction du sujet, une explication, et une conclusion.  Cela se construit ainsi.

On ressent chez vous une volonté de diffuser des messages sur ce changement de conscience et sur ce qui se passe au niveau spirituel en ce moment. Quelle est la motivation première chez vous de faire ce que vous faites ?

Etant donné que c’est une question qui me touche personnellement, on est toujours le moins bien placé pour parler de soi. Profondément, c’est de me montrer à moi-même que nous ne sommes pas ce que nous pensons être. C’est l’intuition que nous serions beaucoup plus puissants que ce que nous pensons. La nature de notre conscience – c’est-à-dire qui on est, ce que l’on pense- influe beaucoup plus que l’on ne le croit sur la réalité que l’on expérimente. Donc, pour moi, on est beaucoup plus au centre de notre vie que ce que l’on imagine. Mais il faudrait définir le mot puissance, car cela n’a rien à voir avec la puissance que l’on aurait sur quelqu’un ou sur quelque chose. Il y a vraiment ce côté divin en nous, une profondeur divine au sein de chacun d’entre nous. Et cette profondeur divine -c’est-à-dire qui nous sommes vraiment- a besoin d’être activée, d’être révélé. Cela ne se fera pas tout seul, en cinq minutes. Cela se joue sur des temps très longs. Mais c’est cela qui doit s’activer. Cela ne se fait pas automatiquement. Il y a une voie, une manière de faire. Et l’incarnation est faite pour cela. Nous nous incarnons pour nous expérimenter nous-même et se révéler peu à peu. Cela explique pourquoi il y a des souffrances, des difficultés : c’est le jeu qui veut cela. Nous sommes là pour expérimenter qui nous sommes. On fait donc ce qu’il y a à faire pour expérimenter qui nous sommes et nous révéler peu à peu à nous-même. Comme le dit Le Cours en Miracle, il n’y a aucune chance pour que tu loupes ta cible. C’est-à-dire que l’éveil se fera : nous finirons par nous retrouver nous-même.


« Nous nous incarnons pour nous expérimenter nous-même et se révéler peu à peu. »

Anthony Chêne


Vous me disiez que l’éveil des consciences passe selon vous par un changement individuel. Est-ce que les reportages que vous faites pour Tistrya participent à votre propre cheminement intérieur ?

Oui. Je suis le premier impacté par ce que je fais. D’ailleurs, quand une vidéo me fatigue, me vide et me touche énormément, c’est le signe que cela va être vraiment puissant. Et en principe, c’est le cas. En fait, je suis mon premier public. Je découvre la vidéo comme vous, sauf que je la découvre en premier. Je la vois se construire. J’ai l’impression d’être un peu un outil. C’est peut-être une sorte de médiumnité inconsciente. Médiumnité au sens large. Donc, cela m’impacte énormément dans ma vie. Si Tistrya a pu jusqu’à maintenant se développer, et quoi qu’il se passe à l’avenir, c’est aussi parce que de mon côté, j’ai pu intégrer tout cela. J’ai réussi à le faire en posant l’intention et en sachant ce que je voulais. Avant, je rejetais beaucoup la faute sur la société, en me disant que l’on pouvait faire tout ce que l’on voulait, le système allait s’écrouler de toutes façons. Mais j’ai compris qu’il fallait éviter de se donner trop d’excuses. C’est le plus difficile.

Quelle est l’actualité de Tistrya actuellement ?

Il y a eu la vidéo de Camille Griselin sur l’hypnose qui est sortie récemment. Les dernières sont sorties en mode payant à un prix assez bas, pour pouvoir continuer à financer notre travail. Parce que cela prend de plus en plus de temps, d’énergie et de matériel. Il y aura certainement prochainement des vidéos sur l’Atlantide, sur des civilisations passées… Des sujets plus importants aussi sur la résilience notamment, axés sur le développement personnel. Je fais aussi des interviews aux Etats-Unis. Il y aura donc des sujets en anglais. Ce que j’aimerai c’est faire des sujets un peu plus construits, c’est-à-dire avec plusieurs personnes, car ce sont ces sujets qui touchent le plus de monde. Il y a davantage d’audience sur des gros sujets. Mais ils demandent un an/un an et demi de travail. Pour les gens qui regardent, c’est une sorte de condensé sur le sujet, donc, l’impact est intense. Tous les intervenants sont différents dans leur approche : cela offre donc différents points de vue sur le thème abordé. L’équilibre est donc beaucoup plus facile à trouver. La difficulté, c’est que la plupart des intervenants préfère passer seul, alors que l’audience est plus forte sur des sujets qui donnent la parole à plusieurs intervenants. Avec Xavier, nous avons fait le choix de ne pas nous montrer à l’image pour donner toute la place au sujet. Le format peut paraître un peu atypique, vu que nous insérons des questions à l’écrit entre les réponses des interviewés. Mais les gens ont l’air de s’y faire.



Un petit mot de la fin, Anthony Chêne ?

Oui. Rappeler que l’échec, c’est d’abandonner. Si vous n’abandonnez pas, vous n’avez pas échoué. Tout dépend de soi. Si mon intention est de continuer, cela marchera. Parce que je n’aurais pas abandonné. Donc, cela sera transformé.


Retrouvez l’intégralité de l’entretien avec Anthony Chêne ici: 


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