« Le but c’est que la personne puisse un peu mieux anticiper les événements qui vont arriver et élargir le champs des possibles. Mais ce n’est pas déterministe : il ne faut pas se dire qu’il y a un point A et un point B. Elle est aussi actrice du changement. »

 

Fabienne Vandersyppe est médium de naissance. Elle pratique depuis de nombreuses années la voyance de manière éthique, et apporte un véritable suivi aux personnes qui viennent la consulter. Elle est également créatrice d’Orgonites, et une fervente défenseur des animaux. Mais la magie ne s’arrête pas là! Fée à ses heures, elle a mis en place il y a quelques mois un groupe facebook pour cacher et chercher des petits trésors aux quatre coins de la France (cf la chasse au trésor de fabie)

Fabienne Vandersyppe Bonjour ! Merci d’avoir accepté cette interview pour lalter-native.fr. Vous êtes voyante, médium, créatrice d’orgonites, et vous défendez activement les animaux. Vous avez également fait naître un événement dont on aura l’occasion de parler par la suite. Pour commencer, comment en êtes-vous venue à la médiumnité et à votre métier de voyante ?

Je suis médium et voyante de naissance. C’est quelque chose qui a toujours fait partie de moi.  Au départ, je pensais que tout le monde pouvait voir et ressentait les mêmes choses que moi.  Ce n’est que plus tard, que certains adultes m’ont appris que ce n’était pas le cas. Ils m’ont aussi fait comprendre que j’avais des capacités hors normes dont il fallait éviter de parler. Jusqu’à l’âge de 5-6 ans, cela amusait mon entourage. Mais dès que je fus en contact avec le milieu scolaire, mes parents m’ont demandé de me faire plus discrète car je pouvais prévoir certains événements comme: annoncer à la maîtresse qui allait arriver dans sa classe, prévoir une grossesse, qui serait absent et pourquoi, etc… C’était bien de le savoir, mais on m’a clairement fait comprendre que je devais le garder pour moi. J’avais également des visites nocturnes qui me terrifiaient. On me touchait le cou, les mains, les oreilles… J’ai passé une enfance à me cacher sous les oreillers. Je ne comprenais pas pourquoi on ne me laissait pas de veilleuse, et qu’on ne me croyait pas quand je disais qu’il y avait des gens dans ma chambre.

Ma médiumnité a pris de plus en plus de place. J’étais sollicitée tout le temps : il fallait que je transmette des messages, que je rassure untel, etc… Ma chambre était un hall de gare. Je ne pouvais plus différencier les vivants des morts. Je m’arrêtais dans la rue, et mes amis me demandaient « Tu parles toute seule ? ». J’étais constamment envahie de messages, d’images, de présences… Vers 18/19 ans, j’ai décidé que cela n’était plus possible. J’ai voulu que tout s’arrête et j’ai demandé à ce que l’on me laisse tranquille. J’ai jeté mes cartes, mon pendule, et certains livres. Cela s’est donc un peu espacé avec le temps, car je leur disais : « Je ne peux rien faire pour vous. Laissez-moi ! ». J’étais fatiguée. Cela s’est vraiment estompé à ma première grossesse. Un peu comme s’ils m’avaient accordé un peu de répit. J’ai beaucoup apprécié qu’ils respectent ce temps donné.

C’est ensuite revenu petit à petit : partout où j’ai habité, il y a toujours eu des défunts. A certains endroits, ils étaient discrets, voire invisibles. A d’autres endroits où les voyait, ils faisaient du bruit, et j’assistais à des manifestations (ils allument la télévision à 5h du matin par exemple, et même en demandant, ils ne s’arrêtent pas.).

Plus jeune, je ne voulais pas du tout devenir voyante. J’étais intéressée par le Français, la littérature. Je lisais beaucoup. J’ai poursuivis mes études, et pour les payer, j’ai travaillé pour un cabinet vétérinaire. Finalement, cela a pris le dessus. Cela est devenu très important pour moi. Mon côté « voyant » me servait différemment : quand un animal rentrait, je savais s’il avait mal à la patte ou ailleurs. C’était utile. Puis, la voyance a soudainement décuplé.  Pour me sentir bien, il fallait absolument que je fasse une consultation. Que je vide ce trop plein d’images, de messages que l’on me transmettait. J’étouffais. Quand j’aidais quelqu’un c’est un peu comme si je pouvais à nouveau respirer. Donc, j’ai décidé d’assumer. Il n’y a pas vraiment eu d’élément déclencheur à cette recrudescence : c’est revenu d’un coup comme quand j’étais petite. Ce robinet que j’avais pris soin de bien serrer, s’ouvrait à nouveau. C’était devenu un besoin essentiel pour moi de voir comment je pouvais m’installer et vivre de ma médiumnité.  Même si certains me raillaient en me faisant comprendre que mon travail n’était pas très sérieux, ce n’était pas grave. J’ai accepté le fait que cela faisait partie de moi. Et surtout je ne pouvais plus faire autrement. En plus, j’étais devenue maman, et cela m’arrangeait de faire un travail à domicile, car à l’époque, je travaillais en urgence vétérinaire la nuit. C’était plus simple au niveau des horaires. Je me suis donc installée.

 

« C’était devenu un besoin essentiel pour moi de voir comment je pouvais m’installer et vivre de ma médiumnité.  Même si certains me raillaient en me faisant comprendre que mon travail n’était pas très sérieux, ce n’était pas grave. J’ai accepté le fait que cela faisait partie de moi. »

 

J’ai travaillé pendant plusieurs années pour des cabinets sur Paris. Bien entendu, on ne m’appelait pas Fabienne mais Macha, Aline ou encore Clémence… Comme le font certaines plateformes qui existent encore. Les conditions de travail sont difficiles : il faut « faire du compteur », on est sur écoute, on nous pousse non pas à dire la vérité, mais à dire ce que les gens veulent entendre car il y a un système de points. On est noté. On obtient une, deux, trois, quatre étoiles, suivant si la personne est satisfaite de ce que vous lui avez servi ou pas. Donc, cela ne m’a pas du tout convenu. C’était diamétralement opposé avec ma conception de la voyance !

Pour quelle raisons ces conditions ne vous ont-elles pas convenues ?

Je suis quelqu’un qui n’a pas de filtre. Je suis très « cash ». Je ne fais pas dans la complaisance. J’ai toujours été considérée comme une « grande bouche », et j’ai un caractère très franc. Je ne voyais pas en quoi cela pouvait aider quelqu’un de lui dire ce qu’il voulait entendre et non ce que je percevais réellement. Je trouvais que c’était du vol. C’est mentir, maintenir la personne dans du « bisounours ». Pour moi, c’est un manque de respect à ses souffrances. A partir du moment où quelqu’un fait l’acte d’appeler une voyante, c’est qu’à mon sens, il est prêt aussi à entendre ce qui peut les remettre en question par exemple. Et ça ne va pas toujours dans son sens. Le but c’est que la personne puisse un peu mieux anticiper les événements qui vont arriver et élargir le champs des possibles. Mais ce n’est pas déterministe : il ne faut pas se dire qu’il y a un point A et un point B. Elle est aussi actrice du changement. La voyance n’est pas de la magie. Cela permet de cerner une situation. Certaines consultations peuvent en revanche se faire très rapidement, car je peux avoir accès aux informations tout de suite, mais tout dépend des cas. Il y a aussi une part de psychologie : il faut savoir accompagner la personne. Par exemple, faire comprendre à quelqu’un qui est coincé dans une relation, qu’il faut peut-être arrêter de s’accrocher en se donnant de fausses excuses. Qu’il va falloir prendre son courage pour faire avancer la situation ! La voyance là, va servir à dire « Oui, vous vous aimez beaucoup, mais, votre mari et vous-même méritez certainement d’être mieux aimés. » Cela peut servir à mettre en lumière certaines nuances : ce n’est pas tout blanc ou tout noir. C’est dire dans cette situation : « Oui, c’est la fin d’un chapitre, mais ce n’est pas forcément la fin du livre. » Je sais que certaines de mes consoeurs vont plutôt encenser la personne qu’elles ont au téléphone, et dire que le mari est « un sale type »… Ce n’est pas dans mes pratiques. Il y a une vie de famille, des enfants, une histoire, mais on ne s’aime plus assez. Donc, la voyance telle que je la pratique est aussi un accompagnement qui peut ressembler à du coaching.  Car je suis traversée par ces séances : cela peut m’émouvoir, m’attrister, m’inquiéter… Je me demande toujours si j’ai été à la hauteur, si j’ai pu aider la personne… Parce que quand on voit la situation de l’extérieure, on arrive plus facilement à savoir comment il faudrait que la personne agisse. Mais la personne qui est en proie avec la situation, qui a vraiment besoin d’aide et de soutien, c’est moins facile pour elle. J’essaie d’établir un suivi, dans le sens où après la consultation, la personne aura peut-être envie de parler, crier, partager ce qu’elle va mettre en place pour avancer dans la situation.

Ce métier ne m’intéresserait pas s’il n’y avait pas ce suivi après coup, ce côté humain. Les gens me donnent souvent des nouvelles de l’évolution de leurs situations après la séance : ils m’envoient des cartes postales, des mails… etc. Cela m’intéresse de savoir ce qu’ils sont devenus, grâce à quoi, comment… Si « mon coup de pied aux fesses » ou « mon câlin » leur a apporté quelque chose. (rire) J’essaie qu’il y ait un suivi. Leur vie m’intéresse pour de vrai.

 

« Ce métier ne m’intéresserait pas s’il n’y avait pas ce côté humain. »

 

Lors de notre discussion en off, vous aviez parlé de l’importance de l’instant présent. Cela m’avait interpellé pour une voyante. Est-ce que vous pouvez nous en parler ?

Je suis une voyante un peu étrange en effet. (rire)

Il m’arrive quand une personne m’appelle de lui demander si elle est sûre d’avoir réellement besoin d’une consultation. Souvent les gens se demandent si je ne veux pas travailler, se demandent ce qui se passe… (rire) Mais bon, je pose quelquefois cette question. Et il y a une bonne raison à cela. Certaines personnes voient une consultation comme un bilan pour les 6 prochains mois. Si la personne est relativement cartésienne, dans l’action, et est prête à entendre mon propos, pas de problème. Ils font ce qu’ils ont à faire ensuite, et tout se passe très bien. Mais certaines personnes qui m’appellent sont en perdition dans leur présent : ils s’obstinent à ne rien changer, et se disent que la roue va bien finir par tourner… Ces personnes-là, j’essaie de leur faire comprendre qu’il ne se passera rien dans 6 mois s’il ne se passe rien aujourd’hui. Et qu’il n’y a pas d’avenir s’il n’y a pas de présent. Il n’y a pas de présent s’il n’y a pas un minimum d’hier ou d’avant-hier non plus. C’est d’abord en faisant certaines démarches seules, qu’elles vont se retrouver sur un autre itinéraire ou sur la bonne route. Parce que beaucoup de personne me disent : « Oui, cela je le ferai, mais quand j’aurai trouvé quelqu’un sur qui m’épauler. » par exemple. Mais elles ne comprennent pas que c’est  l’inverse ! Quelquefois, il faut savoir se reconnecter avec ce que l’on est vraiment, penser à soi : par exemple, dans le cas de quelqu’un qui a toujours rêvé de devenir peintre, et qui à 60 ans ne l’a toujours pas réalisé. Et bien, c’est parce qu’il va enfin penser à lui, faire la formation qu’il a toujours voulu faire, qu’il va rayonner autrement et aller mieux… et enfin trouver quelqu’un qui lui correspond vraiment ! Donc, j’essaie de faire comprendre à ces personnes que l’avenir, on s’en fout ! Ce que l’on décide de faire maintenant, le rayonnement que l’on a dans l’instant présent auront des répercussions sur le « après ». Si tu es éteinte, vide, que tu ne sors pas, etc… Plein de gens me demande « Quand vais-je rencontrer quelqu’un ? ». Et bien, il faut commencer par sortir. Pas forcément en boîte de nuit. Même dans un parc, se promener. Aller parler avec des gens. Mais beaucoup de personnes s’isolent. Souvent ces personnes sont « addicts » à la voyance. Certains professionnels racontent en boucle la même histoire… qui ne se passera jamais si la personne ne change pas ses habitudes. Il n’y a pas de futur heureux s’il n’y a pas de présent « réveillé ».

 

« Il n’y a pas d’avenir s’il n’y a pas de présent […]  Ce que l’on décide de faire maintenant et le rayonnement que l’on a dans l’instant présent auront des répercussions sur le « après ». »

 

Cela veut dire que vous invitez les consultants à investir le présent ?

Je les invite plutôt à arrêter d’être en attente. D’arrêter de penser que le bus va passer alors que c’est eux les chauffeurs ! C’est à eux de faire 50% du chemin pour pouvoir être en face de quelqu’un qui aura lui aussi fait 50% du chemin, et trouver la « bonne » personne. Sinon, il ne se passera rien. Ces gens-là vont constamment attendre, espérer, mal interpréter. Ils vont finir par penser que l’amour n’est pas pour eux. Qu’on ne pense pas à eux. C’est comme dire de la personne aimée « Je n’ai pas de nouvelle »… Mais eux non plus n’appellent pas. Les gens doivent comprendre qu’ils ont aussi des actions à mettre en place, et que c’est aussi à eux de faire un bilan, de se « dépoussiérer » un peu. Se remettre un peu en question en somme : s’analyser, être en pleine conscience. Arrêter toujours de se mettre dans le rôle de la victime. Ce n’est pas toujours la faute des autres. Il faut agir ! Alors, je ne dis pas que cela est simple. Quelquefois, même quand on agit, c’est quand même stérile. Mais il faut persévérer, réitérer, peut-être essayer autrement… Et puis, si ça ne marche pas, au moins, on a essayé, et on peut passer à autre chose. Mais il faut tenter ! Une partie du mot « voyance » que je n’aime pas, c’est justement le fait que les gens ont trop tendance à croire que la voyance c’est seulement pour prédire l’avenir. Alors que la voyance, c’est prédire la vie : c’est maintenant aussi ! Le présent est très important.

Quelquefois, les gens ne comprennent pas car je commence une consultation en parlant du passé. Mais si ces éléments viennent, c’est qu’ils sont importants pour clôturer quelque chose qui ne l’a pas été ou comprendre un schéma récurrent dont on n’arrive pas à se débarrasser. Retourner à la racine pour le comprendre, et le transformer, pour débloquer une situation. Si certains cycles n’ont pas été validés comme des paliers d’un jeu vidéo, on reste coincé. Il n’y a pas de changement. Les schémas répétitifs, le transgénérationnel, comment on a grandi et qu’est-ce que l’on continue d’attendre, peuvent jouer un rôle dans ce qui se joue dans le présent. Chaque moment est important.

Les gens s’intéressent de plus en plus au spirituel. On observe une ouverture sur ces thèmes-là. Ils souhaitent apprendre l’éveil. Mais pour moi, c’est davantage quelque chose qui se ressent à partir du chakra du cœur. Etre dans l’empathie, dans la générosité par exemple également. Mais beaucoup attendent de recevoir sans comprendre qu’il faut aussi et avant tout donner. C’est comme un vase communiquant. Certains sont bien ouverts spirituellement, mais ne sont pas du tout enracinés. Certains ont les chakras très bien alignés, mais je ne vois pas leurs jambes ou leurs genoux… Donc, cela m’embête toujours, car je leur rappelle qu’il faut qu’ils pensent à leurs pieds. Pour moi l’ancrage ou l’enracinement va avoir autant voire plus d’importance que la relaxation ou la méditation.

Parce qu’il faut incarner cette spiritualité ?

Oui. Avec foi et sincérité. Pas parce qu’on pense que si on fait du mal, on n’ira pas au paradis après la mort. Mais sincèrement. J’aimerai que les gens fassent des choses de façon altruiste. Pas parce qu’ils ont peur de payer une certaine note, et de se retrouver en train d’errer.

 

« Il faut incarner cette spiritualité avec foi et sincérité. Pas parce qu’on pense que si on fait du mal, on n’ira pas au paradis après la mort. Mais sincèrement. J’aimerai que les gens fassent des choses de façon altruiste. Pas parce qu’ils ont peur de payer une certaine note, et de se retrouver en train d’errer. »

 

Est-ce qu’être enraciné permet de mieux s’incarner dans cet instant présent qui est si important ?

J’ai eu certains traumatismes dans ma vie. A cette période, je n’arrivais plus du tout à m’ancrer. De par certaines douleurs et certains chocs, j’étais en état de sidération. Complètement déconnectée. Je me suis donc rendue compte que je n’avais pas forcément besoin de passer par l’ancrage puisque je n’y avais plus accès. Je me suis donc centrée sur la respiration. Inspirer, expirer, souffler, sentir mon centre, entendre mon cœur… Cela m’a aidé à m’ancrer différemment dans le corps. Cela m’a aidé aussi à me dire : « Aujourd’hui, nous sommes lundi, donc, quelle action vais-je poser aujourd’hui concrètement ? ». C’est pour cela que j’invite certaines personnes à tenir un agenda pour se mettre des défis et ainsi être connecté au présent. Pour justement s’approprier la journée, et ne pas remettre à plus tard telle chose ou telle autre. Il faut essayer d’être dans l’instant pour se rappeler de qui l’on est, essayer de s’aimer, de se pardonner, de se donner sa propre reconnaissance et d’arrêter d’être en attente ! Cela permet également d’arrêter de sans cesse tenter d’interpréter ce que les autres ont dit ou ce que l’on a cru qu’ils disaient. Et d’aller soi-même chercher certaines choses. Tu as envie de manger une bûche… Pourquoi attendre Noël ? De la même manière, oui, il y a peut-être une formation qui les intéresse au mois de mars, mais que mets-tu en place maintenant, en attendant cette formation ? C’est cette partie du mot voyance que j’essaie de changer dans ma manière de travailler.

En plus de cette activité, vous créez aussi des Orgonites. Pouvez-vous nous expliquer ce que c’est ?

C’est un mélange de résine et de métal réparti équitablement avec des pierres semi-précieuses. Je mets toujours du quartz rose : cela permet que l’intention première de l’Orgonite ne soit pas détournée, que cela reste toujours dans le positif et dans l’amour. Car c’est la pierre de bonté ultime. Je fais des orgonites personnalisées, car c’est le travail qui m’intéresse le plus. J’essaie de ressentir l’ADN de la personne, et des fréquences dont elle a besoin. Une orgonite à la base sert à chasser les ondes négatives, les purifier pour les transformer en positives. J’essaie de travailler l’aspect esthétique pour que cela puisse être joli à mettre dans un habitat. Je me sers du métal déjà présent dans certaines pierres pour ne pas avoir à rajouter le côté « ferraille » que je vais trouver « kitsch ». Je travaille beaucoup avec le cuivre natif, les feuilles d’argent, d’or… Selon l’endroit où la personne voudra mettre son orgonite, je vais plutôt lui conseiller également une forme ou une autre. J’en fais aussi des plus petites, car beaucoup de thérapeutes aiment les tenir en main pendant leur soin. Dans ce cas, je mets souvent de la labradorite qui est une pierre de soin. Et si c’est une orgonite qui doit être posée dans une entrée, je vais y mettre de l’œil de tigre pour protéger le lieu de toutes intrusions « négatives ». Selon la personne, ses attentes, le lieu, je vais essayer de ressentir en voyance quelle pierre sera la plus appropriée. Je sens si la pierre a envie d’aider telle ou telle personne. Quelquefois, cela peut-être surprenant, car la personne peut me dire : « J’aime beaucoup les améthystes », alors qu’elle va se retrouver avec de la cornaline. Mais souvent, quand ça se passe, la personne me dit : « Comment vous avez sût ? En ce moment, j’ai envie d’orange. »

Vous vous servez donc de vos captations au niveau de la voyance et de ce lien particulier que vous avez avec les minéraux ?

Oui. La difficulté est que l’idée peut me venir en trois minutes, comme en trois semaines ! Quelquefois, la personne revient vers moi, et je ne sais toujours pas ce que je vais mettre dans son orgonite, car je n’ai pas encore eu la réponse « évidente ». Une fois que je suis lancée, le processus va très vite, mais pour que je décide de ce que je vais mettre dedans, c’est parfois plus compliqué. Car cela va dépendre de mes ressentis, parfois de ce qu’elle a oublié de me dire – par pudeur ou omission-, ou que le choix qu’elle fait ne me paraît pas en phase avec son besoin réel. Si la personne a déjà un tempérament colérique et qu’elle me demande une orgonite avec du rouge –du rubis par exemple- cela ne sera pas forcément cela qu’il lui faudra. J’essaie à ce moment-là de l’ouvrir à d’autres possibilités : lui faire connaître des pierres qui sont peut-être moins connues, mais qui ont des qualités très hautes. Il y a des personnes qui sont très insensibles aux pierres, mais il y a des gens qui avec une petite pointe d’améthyste va partir en voyage astral ! Donc, si la personne est très sensible aux pierres, je vais essayer de l’orienter pour que cela se passe le mieux possible en fonction de sa demande. Par contre, il y a aussi des personnes qui portent beaucoup de pierres, qui les mélangent, et qui me disent être mal. Effectivement, quand il y en a trop, cela peut créer des interactions. Certaines pierres par exemple ne supportent pas trop la concurrence ! Je pense notamment à la malachite qui aime que l’on la voit. Donc, inutile de s’amuser à mettre à côté une améthyste ou un œil de tigre par exemple. J’aimerai beaucoup faire des orgonites en malachite, mais je ne pourrais l’associer qu’avec du quartz rose par exemple ou de la rhodocrosite. Or, cette dernière est très chère, tout comme la malachite, donc, ça fait une orgonite très onéreuse, dans la mesure où ces pierres sont rares.

Vous avez été auxiliaire vétérinaire il y a quelques années. Vous restez encore très active par rapport aux animaux. Pourquoi ce combat vous tient-il à cœur ?

Au niveau de ma sensibilité, je vais avoir exactement le même sentiment de révolte vis-à-vis des maltraitances faites aux enfants, aux femmes, aux humains en général, aux animaux, aux végétaux… Tout ce qui touche à la planète ! Arracher les feuilles d’un arbre, laisser son chien sur l’autoroute, taper sa femme, insulter ou violenter son enfant, pour moi c’est les mêmes combats. Il y a des associations qui feront certainement mieux que moi. Mais à l’époque, mon opportunité a été de pouvoir m’investir pour le monde animal. Dès l’enfance, j’ai commencé par ramener des chats à la maison. J’ai toujours baigné dedans. Parce que j’ai dû payer mes études, j’ai eu la chance de pouvoir travailler dans le milieu vétérinaire. J’ai donc monté avec Danielle Noël mon association à l’époque : on stérilisait les chats errants. Cela m’a amené à connaître « l’école du chat » de Michel Canbazard. J’ai tenu le local de l’école du chat dans le 18eme. J’y faisais des soins. Il y avait 70 chats en permanence. Et la nuit, je travaillais en urgence vétérinaire. Donc, je n’étais pas beaucoup chez moi, j’étais occupée 24h/24.J’ai déménagé de Paris pour aller dans le Sud. Mais quand on est protectrice des animaux, on continue à donner à manger aux chats errants. Je suis restée famille d’accueil, j’ai continué à participer à des sauvetages. Puis, quand je me suis inscrite sur Facebook, j’ai essayé de créer certains événements pour renflouer les caisses de certaines associations qui me tenaient à cœur : tombola, concours…

 

« Je voudrai que les gens se responsabilisent un peu plus. Les animaux ont une sensibilité. Maintenant, cela est reconnu. »

 

Dans le but aussi de sensibiliser plus de monde ?

Oui. Pour leur faire comprendre également qu’il faut faire stériliser ses animaux. Car sinon, celui qui est en refuge et qui attend un maître n’a pas sa chance, et pourtant mérite d’être adopté. Il y a des animaux parfois en refuge qui arrivent à 6 mois et qui sont encore là quand ils ont plus de 10 ans. Ils passent leur vie dans un refuge. Comment est-ce possible ?

Il y a certains refuges qui ont accès à de grands terrains et des bénévoles viennent les promener. Mais, cela ne vaut pas une vie de famille, sur un canapé, avec des câlins. Donc, j’essaie de sensibiliser les gens sur la stérilisation en priorité, et le fait qu’il serait bien d’adopter en refuge plutôt que d’acheter en animalerie. Si plus personne n’achète dans les animaleries et que tout le monde adopte en refuge, ce phénomène s’arrête.

Après, si vraiment la personne souhaite avoir un animal de race, il faut faire l’effort de trouver un vrai éleveur. Cherchez, renseignez-vous ! Voyez la maman du chat ou du chiot, que cela ne soit pas des portées à la chaîne. Est-ce que la maman fait partie de la famille ou l’état de ses mamelles en dit-il long sur le traitement fait à cette dernière ?

Je voudrai que les gens se responsabilisent un peu plus. Les animaux ont une sensibilité. Maintenant, cela est reconnu. Je ne vois pas encore assez les choses changer. L214, La Fondation Bardot, 30 Millions d’amis sont des associations très importantes  et très actives. Des scandales sont peu à peu révélés. Les gens commencent à réfléchir sur leur alimentation par exemple. Guillaume Corpard aussi est très actif et va dans ce sens. Il est vraiment investi et commence à être connu, à travers ses conférences par exemple.

Donc, je souhaite que cela prenne de l’ampleur en écoutant les bonnes personnes, en allant aux bons endroits… Il y a quelqu’un qui ne fait pas beaucoup de bruit. Sa passion : les abeilles. Il s’appelle Lorenzo Altese. Son message est capital. Car il n’y a plus d’abeilles, et l’humain ne se rend pas du tout compte des conséquences. Ce sont des gens dont on ne parle pas, qui ne sont pas connus, mais qui donnent leur vie pour cela. Et tout cela me fait du bien, car cela va dans le bon sens ! Cela me réconcilie avec l’humain. Je préfère être l’amie de ces gens-là que de personnes qui vont vouloir absolument se faire voir juste pour leur ego.

L’éveil doit être diffusé, donné. Il faut tendre la main. Pour moi l’éveil se trouve davantage ici que dans le fait d’aller voyager dans l’astral, ou être prêt pour l’après-vie. Donc, je reviens toujours à mon leitmotiv du présent.

« Je souhaite que cela prenne de l’ampleur en écoutant les bonnes personnes, en allant aux bons endroits… […] Ce sont des gens dont on ne parle pas, peu connus, qui donnent leur vie pour cela. L’éveil doit être diffusé, donné. Il faut tendre la main. »

 

Justement, dans le présent, vous avez créé un petit événement qui s’appelle « La Chasse au Trésor de Fabie ». Il a pour but de cacher des petits présents autour de la France pour que d’autres puissent les trouver. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus ?

J’adorai faire des chasses au trésor et des jeux de pistes quand j’étais petite. Il y a quelques temps, j’ai été en contact avec une Dame qui dessinait sur des galets et les cachait. Comme j’ai toujours eu l’idée de faire une chasse au trésor, j’ai trouvé l’idée inspirante. Je pensais faire cela uniquement dans ma région. Mais quand j’en ai parlé autour de moi, beaucoup de personnes m’ont fait part de leur envie d’en cacher aussi dans leurs régions. Je me suis donc mise à envoyer des trésors pour qu’elles les cachent autour de la France. Le but c’est d’amener un sourire sur le visage de quelqu’un, qu’elle découvre un petit mot, de faire connaître aussi des pierres. Je peux y mettre des bonbons, un bâtonnet d’encens… C’est un acte complètement altruiste, pour jouer. L’autre objectif c’est que certaines personnes découvrent de nouveaux endroits, ou redécouvrent des lieux où ils ne sont pas allés depuis longtemps par exemple. Et puis, cela peut favoriser des rencontres. Il y a également l’idée d’une chaîne humaine : la personne qui trouve un trésor a pour mission d’en faire un à son tour. Cela amorce un mouvement entre ceux qui cachent et ceux qui trouvent.

Il peut y avoir une plume, un dessin, un papier enroulé avec un ruban, un mot, une recette…  Les gens n’ont pas besoin d’acheter, surtout pas ! Il faut que ce soit quelque chose qui vient du cœur, un message positif. Et que cela reste ludique.

Ce qui m’a beaucoup touché au début, c’est que les gens voulaient davantage cacher que trouver. Il y a vraiment l’idée de : « J’ai envie de faire plaisir, de voir qui va découvrir mon trésor, de fabriquer quelque chose pour quelqu’un… ».

Il y a des trésors qui sont trouvés en 5 minutes, d’autres qui restent pendant 15 jours. Quelquefois, il y a des pauses. D’autres fois, suivant la disponibilité des personnes, elles vont faire trois ou quatre trésors à la suite. Il n’y a pas d’obligation. Cela se fait comme ça se présente.

Si on veut participer à ce grand mouvement pour déposer des trésors ou aller en chercher, comment fait-on ?

Il faut aller sur Facebook. Le groupe s’appelle « La chasse aux trésors de Fabie ». La personne qui cache le trésor vient sur la page et donne des indices afin qu’il soit trouvé. Les gens peuvent interagir entre eux et publier. Après, d’autres ont créé des groupes locaux pour s’approprier leur département. Mais le commencement, c’est sur « La chasse aux trésors de Fabie » !

Je crois qu’il y a une plus grosse chasse aux trésors à venir bientôt. C’est pour quand ? Pouvez-vous nous en dire plus ?

Oui. Ce sera pour la Saint Valentin, en février. Je vais demander à certains professionnels (thérapeutes, bien-être, créteurs…) de donner ce qu’ils souhaitent pour cet événement spécial. Il y en a qui ont déjà répondu et qui sont ravis de donner. Je souhaiterai qu’il y ait un livre, un bijou en argent, une boîte d’encens, des bougies, peut-être des chocolats également… Un trésor que l’on pourrait estimer à 250/300€. La région qui aura été la plus active sera choisie pour cacher ce trésor. On trouvera un endroit, puis on mettra en place une énigme qui demande de la réflexion pour y parvenir. L’événement sera annoncé sur le groupe quelques semaines avant.

On y sera! 

Retrouvez Fabienne Vandersyppe sur http://www.fabienne-voyance.com/